EDITORIAL
On entend dire que le monde tourne à l’envers ! Malgré la récente votation positive pour les médecines complémentaires, je maintiens que c’est la réalité dans le milieu des thérapies complémentaires. Chacun veut voir sa technique reconnue et se finaliser à terme par un diplôme officialisé…
Or ces techniques n’ont de sens que comme spécialités et outils d’un thérapeute préalablement formé par un cursus initial de prise en charge d’un patient.
C’est bien le cas en M.T.C (Médecine Traditionnelle Chinoise) ou les études universitaires ne débouchent sur l’Acupuncture , les massages ( Tui na ) , la Pharmacopée , la Psychothérapie , etc. qu’après un cycle initial de 2- 3 ans ou l’élève a acquis la compréhension du passage de la santé à la maladie à travers la découverte des différents niveaux de résistance physiologiques du corps et a pu apprendre les moyens biologiques de régulation du terrain de l’individu.
On retrouve cet ordonnancement en Naturopathie Traditionnelle Européenne ( N.T.E ) ou l’élève a appris en sus de ces principes fondamentaux communs aux traditions , les moyens simples de recouvrir la santé, d’autonomiser son patient vers la guérison grâce à la Nutrition énergétique adaptée aux terrains (et non pas la diététique universitaire), à l’Hygiène vitale permettant l’harmonisation de l’homme avec son environnement mais aussi des à outils permettant d’effectuer un bilan de santé précis, à la fois de la problématique actuelle et du terrain du patient / l’Iridologie. Cette formation de base irremplaçable s’appelle le Vitalisme en Naturopathie Traditionnelle Européenne et demande 2 ans de formation au minima.
Et c’est seulement après cet apprentissage de base que viennent prendre place des techniques qui vont s’appuyer sur ces fondations et prendre alors tout leur sens car choisis précisément selon le bilan de santé et dans le but d’obtenir un résultat qui n’est pas la disparition des symptômes (ceci est parfaitement fait par l’allopathie !) et l’apparent mieux être (facile à obtenir chez des clients ambulatoires en quête de bien être…) mais bien le rétablissement biologique des perturbations constatés et la rééquilibration en profondeur du terrain dans l’idée de guider et d’accompagner notre patient vers son chemin de vie que lui seul pourra décider ou non de suivre.
Le Vitalisme représente donc le socle incontournable de la Naturopathie Traditionnelle Européenne et devrait donc faire l’objet d’une formation obligatoire avant d’entreprendre l’étude de techniques complémentaires qu’elles soient manuelles, réflexes, prescriptives ou autres.
La médecine officielle nous traite de « touristes » et ils le peuvent car le spectacle que nous leur offrons est bien de la « cafouillothérapie «. Accepterions-nous de voir un candidat médecin commencer sa spécialisation en chirurgie sans avoir fini ses études de médecine !! Et l’on voit des formations en thérapies complémentaires fleurir de toutes part , dans tous les domaines , faisant de vous en quelques heures des thérapeutes convaincus que vous l’êtes …
Je ne m’écarterai donc jamais de cette route (que je suis depuis 25 ans) qui est celle de la tradition, avec son enseignement par strates et niveaux successifs d’enseignements, intégrant l’homme dans l’univers à travers sa trinité : corps - âme et esprit et demandant ainsi les plus hautes qualités humaines chères à Paracelse : Humilité, Compassion et Connaissance. Elle me le rend car je vois au fil des années , en regardant mes élèves , ce chemin s’accomplir à travers eux .
Ma pensée préférée donc sera celle de R. BACH :
" Je n'enseigne pas , je suggère et les élèves apprennent par eux mêmes "
Pierre-Alain VERNET - Directeur